Véhicule gagé : crédit en cours ou opposition
Un véhicule est dit « gagé » quand un crédit auto est encore en cours auprès d'un organisme financier, qui inscrit un gage sur le SIV pour se protéger. Tant que ce gage est actif, la vente à un tiers est impossible — mais la destruction reste possible sous conditions.
Deux scénarios :
— Le crédit est soldé mais le gage n'a pas été levé : demandez à l'organisme une mainlevée de gage (gratuite, sous 8 à 15 jours). Une fois levée, vous obtenez un non-gage propre et on peut enlever.
— Le crédit est toujours en cours : prévenez l'organisme de la destruction prévue. Dans certains cas, il accepte de lever le gage si le véhicule est manifestement épave (accident, incendie). Sinon, vous devez régulariser le crédit avant.
Dans tous les cas, ne tentez pas de cacher le gage : le centre VHU le détecte sur le non-gage et ne pourra pas finaliser la destruction.
Véhicule accidenté ou déclaré épave par l'assurance (VEI / VGE)
Après un accident, l'expert d'assurance peut classer le véhicule en VEI (véhicule économiquement irréparable, coût de réparation supérieur à la valeur) ou en VGE (véhicule gravement endommagé, sécurité compromise).
Dans les deux cas, vous avez le choix entre :
— Céder le véhicule à l'assurance, qui l'envoie elle-même en destruction (la procédure standard).
— Récupérer le véhicule et l'envoyer vous-même à la casse, par exemple si vous voulez en sauver quelques pièces pour un autre véhicule.
Si vous gardez le véhicule, l'assurance vous demande de signer une procédure VEI. Une fois cette procédure terminée, vous pouvez nous appeler pour l'enlèvement. On enlève gratuitement, y compris si le véhicule est totalement détruit.
Véhicule brûlé : oui, on l'enlève
Incendie volontaire, court-circuit, feu de poubelle voisin… le résultat est le même : une carcasse calcinée, parfois fondue par endroits, dégageant une odeur tenace. Beaucoup de propriétaires pensent qu'un véhicule brûlé n'intéresse personne. C'est faux : on l'enlève sans surcoût.
Précautions : prévenez-nous que le véhicule est brûlé pour qu'on prévoie le matériel adapté (la carrosserie peut être fragilisée, certains points de levage habituels n'existent plus). Si la batterie est restée en place, elle peut être instable — gardez vos distances avant notre arrivée.
Côté papiers : si la carte grise a brûlé avec, une déclaration de perte suffit. Pour un véhicule brûlé sur la voie publique, le rapport d'intervention des pompiers ou une main courante en gendarmerie aide aussi.
Sans contrôle technique : aucun obstacle pour la destruction
Pour la destruction, le contrôle technique n'est pas exigé. Vous pouvez nous confier un véhicule dont le CT est périmé depuis 1, 5 ou 20 ans, sans aucune contre-indication.
Attention en revanche : si le véhicule n'a plus de CT valide, il n'a plus le droit de circuler. Ne tentez pas de le conduire vous-même jusqu'à un centre — c'est nous qui venons avec la dépanneuse.
Accès très difficile : on s'adapte
Garage en sous-sol étroit, terrain en pente, cour fermée avec portillon, grange agricole encombrée : on a un parc varié de dépanneuses (plateau, panier, treuil long) et l'habitude des cas compliqués.
Préparez quelques photos avant l'appel : on identifie tout de suite la technique adaptée et on évite les mauvaises surprises le jour J. Pour les cas extrêmes (véhicule à démonter sur place), on peut prévoir une intervention spécifique, toujours sans frais pour vous tant que la valorisation du véhicule couvre l'opération.
Pour aller plus loin